Plaisir des souvenirs


Comme chaque village, Janvry regorge d’anecdotes teintées de nostalgie ; richesse des souvenirs pour les anciens, racines pour les nouveaux.
Disparu le puits de quatre-vingt mètres, place de l’Église, qui avait la particularité de siffler pour signaler la venue de la pluie. Il a été remplacé par une fontaine de pierre. Elle a si bien trouvé sa place qu'au lendemain de son installation, un janvrissois déclarait : "vous avez bien fait de la nettoyer, on ne la voyait plus".
Disparus aussi les nombreux bistrots (il y en avait quatre, rien qu’à Mulleron). S’y retrouvaient les autochtones mais aussi, lors de la cueillette des petits pois, les vagabonds ramenés de Paris pour l’occasion. Sans oublier quelques pensionnaires de l’hôpital de Bligny, tout proche, qui venaient clandestinement soigner leur tuberculose à leur façon. Alphonse Boudard, qui fut l’un d’eux, raconte ces équipées illicites et les retours un peu chancelants par une porte dérobée.


L’inévitable source miraculeuse, la Fontaine de St-Vandrille, entre St-Jean et Janvry, fut longtemps clémente aux divers maux des matrones.
Autour de la villa “La Chanson”, maison d’hôtes, rue du Grand Cèdre, rôdent encore des fantômes célèbres : un ancien propriétaire, Chaliapine, puissante basse russe du début du siècle, et plus tard, des visiteurs familiers, Gérard Philipe, Coco Chanel. Tél. : 01.64.90.72.01.
Autre maison d'accueil, en cours de restauration : le futur gîte rural communal en bordure du bois de Montmarre au lieu dit "le Clos Bergère". On a vraiment ici le culte des vieilles pierres. On les montre, fièrement, comme cette meule dressée à l'entrée ouest du village. Ou alors, on les invente, comme sous le pont de l'autoroute.