Plaisir des vielles pierres


A gauche du choeur, pierre tombale de Jehan de Baillon, écuyer de Marivaux et de Janvry, conseiller notaire et secrétaire du roi, décédé en 1567. Son corps et celui de son fils furent ramenés de Compiègne pour reposer sur ses terres. Le retable est classé. Le chemin de croix, don de Napoléon III, et le tableau de la Vierge à l’enfant sont inscrits à l’inventaire supplémentaire du Patrimoine.

Une porte dérobée permettait aux châtelains de gagner directement leur banc à l’office. Un peu cachée par le lierre sur le linteau, une inscription en lettres gothiques invite au décryptage.
Les fermes : de belle taille, toutes typiques du Hurepoix et de la Beauce, elles articulent autour d’une cour carrée leurs bâtiments de meulière coiffés de tuile.


Deux d’entre elles cernent la place de l’Eglise. Un coup d’œil à travers le portail d’entrée de la Ferme de M. Larue révèle au milieu de la cour un abri à charrettes qui rappelle les vieilles halles. Derrière l'église, la "Petite Ferme" a été rachetée et rénovée par la commune. Elle accueille le marché de Noël et des salons artisanaux. Elle sert de cadre aux spectacle des "Contes et Légendes de Janvry". En juillet et août, sa cour d
evient stations balnéaire. Son four à pain a aussi repris du service.

Une robuste tour-pigeonnier flanque les fermes de Fresneau et de Marivaux, de part et d’autre de Mulleron. Détail plus littéraire qu’agricole (mais après tout il s’agit toujours de culture), l’auteur du Jeu de l’Amour et du Hasard (1730) aurait choisi là son nom de plume.

La ferme de la Brosse, récemment restaurée, connaît une nouvelle vie grâce à un marchand de meubles exotiques (fréquentes ventes dégriffées). On peut aussi y visiter, sur rendez-vous, l' "Atelier au-delà de l'Eau", où Marie Graveaud-Pugilles vous communique sa joie de peindre en créant ses couleurs et ses matières. Tél. : 01.60.12.51.07.


Hameaux et village regroupent, parfois autour de charmantes placettes (Place de la Fontaine à Mulleron), des maisons de meulière qui ont souvent gardé leur cachet d’origine.
Quand il fallut, au début du siècle, transférer les tombes qui entouraient l’église vers un nouveau cimetière, son sous-sol s’avéra si pierreux que les ouvriers reçurent en dédommagement la meulière qu’ils avaient extraite à la sueur de leur front. Elle servit à construire plusieurs maisons de Janvry.